jeudi 8 décembre 2016

Indiscrétions sur le Roi Louis II de Bavière rapportées par Sisi, l'Impératrice d'Autriche (10)

Dans son ouvrage Promenades dans la vieille Europe. Munich. Choses vues de Louis II à Hitler,paru chez Hachette, Ferdinand Bac consacre un chapitre à des indiscrétions sur le Roi Louis II. Il relate avoir rencontré à diverses reprises l'Impératrice Elisabeth d'Autriche qui lui communiqua "certains aphorismes et paradoxes de son cousin le Roi Louis II de Bavière".

Dixième citation attribuée au Roi Louis II

Plus je suis seul et plus il y a d'amis autour de moi.

Wagner, première danseuse, montre son tutu au Roi louis II, une caricature



Une caricature de Georges Tiret-Bognet (1855- 1935) datée de 1891, publiée par John Grand-Carteret
dans Richard Wagner en caricatures : 130 reproductions de caricatures françaises, allemandes, anglaises, italiennes, portraits : autographes (lettre et musique) dessins originaux de J. Blass, Moloch et Tiret-Bognet, Larousse, Paris, 1892, p.89.

Le texte

Ces Français sont des fripons...
Consultez l'Histoire!
Car ils ont pour les jupons
Un faible notoire!
Au pays de la vertu
De la schlague* et de la bière
C'est l'honneur de ma carrière
D'avoir montré mon tutu
Au roi de Bavière.

Voici ce qu'écrit Grand-Carteret à propos de cette caricature: "Wagner, première danseuse du théâtre de Munich, se profile pittoresquement sur les armes de l'Empire allemand, aigle à double allusion, caractérisant les contours anguleux du personnage, héraldisant ses sympathies." (Op.cit.,  pp.79-80).

Le dessin et le texte font également nettement allusion aux moeurs allemandes, prétendument différentes des moeurs françaises: l'homosexualité, au moins  latente, du Roi de Bavière faisait partie des sous-entendus habituels de la presse satirique. Des bruits, sans doute infondés, circulaient également sur les relations qu'entretenaient le Roi et le compositeur.

*Peine disciplinaire usitée autrefois dans les armées allemandes et autrichiennes et qui consistait en des coups de baguette que l’on donnait à l’homme puni.

mercredi 7 décembre 2016

Beaux livres: Annette Kolb, Le Roi Louis II de Bavière et Richard Wagner




Publié conjointement en 1947 chez Albin Michel à Paris  en français et en allemand chez Querido à Amsterdam  113 pages pour l´édition française.

Ce livre petit livre nous parle de la relation qu'eut Louis II de Bavière avec Wagner en particulier au moment où Louis II pensa à abdiquer. Est jointe la correspondance de Wagner et de la Duchesse Sophie-Charlotte.

Annette Kolb en 1900, au début de sa
carriére d'écrivaine
Annette Kolb (en fait prénommée Anna Mathilde) est née le 3 février 1870 à Munich d'un couple disparate mais très aimant. Son père est le paysagiste  munichois Max Kolb et sa mère la pianiste parisienne Sophie Danvin, une femme qui refusera toute sa vie d'apprendre l'allemand. 

Max Kolb (Munich 1829-1915) serait un enfant illégitime de la maison de Wittelsbach, sans qu'on sache trop bien qui fut son père: selon les uns il serait le fils illégitime du Roi Maximilien II de Bavière, encore prince au moment de sa conception, selon les autres celui du Duc Maximilien en Bavière, le père de Sisi. Ainsi serait-il soit le demi-frère du Roi Louis II soit le demi-frère de l'Impératrice Elisabeth d'Autriche. Sa mère, Juliana Lorz, avait travaillé comme femme de chambre de la Reine de Bavière Thérèse de Saxe-Hilburghausen. Après la naissance de Max, elle épousa le jardinier Dominique Kolb. Le petit Max grandit au château de Possenhofen, fit ses études en Bavière et en Prusse, puis à Gand. Il fit une belle carrière de jardinier paysagiste, jardinier principal à Paris, il a participé à la conception du Bois de Boulogne et des jardins de l'exposition universelle de 1855. Après avoir épousé en 1858 Sophie Danvin, la fille des peintres Constance Amélie et Félix Danvin, paysagistes connus, il revint avec sa femme à Munich où il dirigea le jardin botanique et l'Institut de physiologie végétale de Munich. La famille habitait  au 7 Sophienstrasse. On lui doit plusieurs ouvrages de botanique et d'horticulture.

De son union avec la pianiste française Sophie Danvin nacquirent six enfants. Elle suivit à regret son mari à Munich, un mari qui lui avait promis de ne jamais quitter Paris, mais dépassa rapidement ses préjugés sur la capitale bavaroise, où elle fit a connaissance de Richard Wagner et de Cosima von Bülow. Les deux femmes se rendirent souvent visite pendant la période où Wagner vécut à Munich. Sophie Danvin se refusa cependant toujours à apprendre l'allemand. En 1870, Max Kolb était prêt à répondre aux souhaits de sa femme qui voulait rentrer en France. La guerre franco-prussienne éclata, la Bavière liée par ses accords se rangea aux côtés de la Prusse, et le projet de retour fut abandonné, nécessité faisant loi.

Annette  Kolb au piano, un dessin de sa soeur Germaine en 1885

Ces éléments biographiques sont importants pour comprendre la personnalité d'Annette Kolb qui se sentit toujours franco-allemande et s'engagea dans le mouvement pacifiste lors de la première guerre mondiale, qui l'amenèrent à  s'exiler en Suisse en 1916. Elle revint cependant en Allemagne en 1923 et deviendra alors une figure de premier plan de la littérature allemande avec ses romans qui décrivent la vie de la haute société. Elle émigra à Paris en 1933 et se vit retirer la nationalité allemande par le pouvoir nazi. Elle obtint la nationalité française en 1936 et  dut fuir à New York dès l'occupation. Après la seconde guerre, elle revint s'installer en Allemagne. Toute sa vie, elle lutta pour une identité européenne pacifiste et humaniste. La parution simultanée en français et en allemand du petit livre qui nous occupe ici en témoigne: l'oeuvre de Wagner n'a pas bonne presse en 1947, son anti-sémitisme, l'admiration que lui portait Hitler  et son instrumentalisation par le pouvoir national-socialiste avaient fortement entaché l'aura de son oeuvre. Annette Kolb quant à elle propose sereinement de distinguer l’œuvre de Wagner de son instrumentalisation par le pouvoir hitlérien.

Ce qui rend son petit ouvrage si charmant et sensible, c'est qu'elle y relate les souvenirs de sa mère qui côtoya Richard Wagner et sa compagne. Le ton intime et familier est presque celui de la confidence. La famille Kolb vivait en bordure du jardin botanique (aujourd'hui Alter botanischer Garten), à 700 mètres , soient une petite dizaine de minutes à pied, de la villa occupée par Richard Wagner en 1864 et 1865 à la Briennerstrasse. Un ouvrage intéressant, aussi touchant que délassant!

mardi 6 décembre 2016

Wagner Superstar, l'oeuvre de l'artiste bayreuthoise Susanne Seilkopf

L'artiste et son oeuvre favorite intitulée Wir sind Wagner


Susanne Seilkopf, sa vie et son oeuvre



Susanne Seilkopf est une artiste bayreuthoise née en 1984 en Allemagne de l'est à Leipzig. Elle passa son enfance au sein d'une famille très créative, avec une mère qui créait de fantastiques vêtements pour ses jouets d'enfants et un père qui avait foi dans la réalisation des rêves. Son grand-père lui enseigna la technique de la pyrogravure et une tante celle du dessin. En 1993, la famille déménagea à Bayreuth où elle fit ses classes tout en continuant à être passionnée par l'art et la musique. 

A la fin  des études secondaires, elle partit pour Milan où elle suivit pendant trois ans des cours de Fashion&Textile-Design. Elle s'y intéressa particulièrementau design textile, un domaine où le dessin et la peinture sont de première importance. Elle apprit également la technique de la linogravure. Elle travailla ensuite pendant trois années dans l'industrie automobile, à la suite desquelles elle choisit de se consacrer entièrement à sa passion et s'installa comme artiste indépendante. Elle organisa sa première exposition à Bergame en 2010. Peu après elle commença à collaborer avec la galerie italienne Wikiarte avec laquelle elle travaille toujours aujourd'hui. 

Deux ans après, Susanne Seilkopf revint s'installer à Bayreuth où elle ouvrit sa propre galerie près de son atelier au centre ville. Sa première exposition bayreuthoise intitulée Wagner Wuperstar coïncida avec le bicentenaire du compositeur, une magnifique opportunité qu'elle ne manqua pas de saisir. Wagner la fascine et l'attire depuis le lycée. Elle avait alors assisté à des représentations de La Walkyrie, du Vaisseau fantôme et du Crépuscule des dieux. Elle  se rendit compte que Wagner et elle avaient de nombreuses choses en commun: la naissance à Leipzig, la vie à Bayreuth et les séjours italiens, l'idée même de la réalisation d'un Gesamtkunstwek, le fait de rester fidèle à soi-même et authentique, de vivre et de réaliser son rêve

Pour Susanne Seilkopf, Wagner personnifie la progression, la provocation, le professionnalisme et la force, autant de qualités dont elle souhaite que ses propres oeuvres soient le reflet.  Elle travaille surtout le visage du compositeur, car elle se dit fascinée par l'expression de ses yeux, par son regard pénétrant, scrutateur, insatiable, cette étincelle qu'elle retrouve aussi chez d'autres grands créateurs comme Dali ou Picasso, des gens qui savaient ce qu'ils voulaient, qui ciblaient leur but et l'atteignaient. Le travail de la Bayreuthoise est le résultat d'une longue rencontre avec la vie, la personnalité, le caractère et l'oeuvre de Wagner. Pour son projet Wagner Superstar, Susanne Seilkopf employa diverses techniques comme le traitement digital d'images, la sculpture en verre acrylique et l'impression Alu-Dibond, pour laquelle elle travailla avec l'aide de la start-up Lagrino. La BMGT (Bayreuther Marketing und Tourismus Gesellschaft, Société bayreuthoise de Marketing et de Tourisme)  se chargea quant à elle de l'impression de mes projets. Son oeuvre favorite porte le titre de Wir sind Wagner (Nous sommes Wagner): il s'agit d'une grande mosaïque composée de 200 portraits qui constituent la tête de Wagner.

Pour en savoir plus sur l'artiste, la contacter ou acquérir une de ses oeuvres: visiter son site









Copyright et protection des données: toutes les oeuvres de Susanne Seilkopf sont sous copyright. Elles sont reproduites ici avec l'aimable autorisation de l'artiste.

Indiscrétions sur le Roi Louis II de Bavière rapportées par Sisi, l'Impératrice d'Autriche (9)


Dans son ouvrage Promenades dans la vieille Europe. Munich. Choses vues de Louis II à Hitler,paru chez Hachette, Ferdinand Bac consacre un chapitre à des indiscrétions sur le Roi Louis II. Il relate avoir rencontré à diverses reprises l'Impératrice Elisabeth d'Autriche qui lui communiqua "certains aphorismes et paradoxes de son cousin le Roi Louis II de Bavière".

Neuvième citation attribuée au Roi Louis II

Il est toujours utile de passer pour dangereux. (Furcht einflössen). On a sa tranquillité à ce prix.


lundi 5 décembre 2016

Les lettres de Wagner à Mademoiselle Bertha, sa marchande de modes

Lettre de Wagner à sa modiste, avec la nuance
d'un coloris de rose désiré**
Pendant son séjour viennois de 1861-1864, Richard Wagner fit la connaissance d´une couturière juive talentueuse, Bertha Goldwag, que l'on appelait "Fraülein Bertha". Il lui commanda toute une série de vêtemenrs et d'accessoires: robes d'intérieur, robes de nuit, toques de velours, négligés rose pâle, couvertures et coussins luxueux en piqué, pantoufles brodées de roses, sous-vêtements de satin rose,... Par la suite, lorsque Wagner dut fuir Vienne et ses créanciers  en 1864, il continua de lui passer des commandes pendant plusieurs années, jusqu'au moment où la jeune femme se maria et arrêta de travailler en 1868.  Lorsque Wagner fut installé la même année par le Roi Louis II de Bavière dans sa villa de la Briennerstrasse à Munich, Wagner il l'avait fait venir avec une équipe de décorateurs à Munich pour qu'elle décorât sa villa avec des soies, des satins, des dentelles. Wagner exigea un niveau de confort digne d'un potentat oriental. Une des pièces principales y fut d'ailleurs baptisée la "pièce de satin": les murs étaient tendus de satin jaune, du satin rose couvrait les alcôves à chaque coin de la pièce, le plafond était entouré de ruchés gris-perle et de roses artificielles. Le sol était couvert de coûteux tapis de Smyrne. La facture de Bertha Goldwag pour les travaux munichois s´éleva à 10000 guldens, que dut payer le roi Louis II de Bavière, dont Wagner était l'invité. Ces débauches de luxe firent jaser les Munichois, ulcérés de ces magnificences qu'il leur semblait payer. On surnomma Wagner le "Lolus" du Roi Louis II, allusion à la Lola du Roi Louis Ier, la fameuse danseuse Lola Montez que le grand-père de Louis II avait couverte de présents, publiquement entretenue et alla jusqu'à annoblir. Il y eut  des émeutes, Louis Ier abdiqua. Louis II et ses conseillers craignant que la même situation se reproduisent préférèrent conduire le compositeur vers l'exil
Lettres de Wagner
à une marchande de nouveautés

Dans ses lettres, Wagner donne à sa décoratrice des instructions extrêmement minutieuses. Il y discute très précisément le choix des étoffes et  détaille très précisément les nuances de couleurs, commande des séries de vêtements dans des nuances différentes, il y précise aussi le type de fabrication qu'il souhaite.

Ces lettres ont été publiées en 1877 par le feuilletoniste juif Daniel Spitzer avec un commentaire des plus sarcastiques dans un journal viennois, la Neue freie Presse (16 et 17 juin, et 1er juillet), à la suite de quoi Der Floh publia sa caricature figurant  Wagner piqué par la plume envenimée de Spitzer. Le journaliste anti-wagnérien Spitzer écrivait des articles mordants sur des aspects de la vie privée de Wagner dénonçant notamment ses goûts luxueux. Ces ragots firent le tour de l'Europe, nombreux furent les rieurs, ce qui n'était pas du goût des wagnériens.
Une caricature intitulée ‘Frou Frou Wagner’ publiée dans le journal satirique Der Floh, le 24 juin 1877, un an après le premier Festival de Bayreuth.. La caricature montre le journaliste Daniel Spitzer debout sur un tas de lettres en train de piquer de sa plume venimeuse un Richard Wagner en train de mesurer des flots de soie ou de satin. Le tas de lettres est celui que Wagner a adressées à sa modiste Bertha Goldwag.
Les lettres de Wagner à sa modiste (-on dirait aujourd'hui sa décoratrice d'intérieur-) agrémentées des commentaires de Daniel Spitzer (1835-1893) furent publiées en 1906. Elles auraient sans doute été remisés dans les oubliettes de l'histoire si Ludwig Kárpáth, un critique musical viennois juif et wagnérien, n'avait à son tour  publié en 1906 Zu den Briefen Richard Wagners an eine Putzmacherin. Unterredung mit der Putzmacherin Bertha. Ein Beitrag zur Lebensgeschichte Richard Wagners. Harmonie, Berlin 1906. (A propos des lettres de Richard Wagner à sa modiste. Entretiens avec la modiste Bertha. Une contribution à la biographie de Richard Wagner). Ludwig Kárpáth était journaliste au Wiener Tagesblatt. Il fut en contact avec Ferdinand Goldwag, le  frère de la modiste qui travaillait comme messager et apportait au journal les nouvelles de la bourse, et  apprit de sa bouche que Bertha vivait encore et habitait Vienne. Il la recontra et recueillit son témoignage. Bertha lui raconta qu'elle avait réuni les lettres en un paquet et les avait placées dans son armoire à linge. Un jour elles avaient disparu. Bertha Goldwag, épouse Maretschek, était certaine qu'elles lui avaient été volées...*  Elle raconta également que Wagner l'avait engagée pour la décoration et l'ameublement de sa pièce de travail à Penzing, près de Vienne, où Wagner résida de 1863 à 1864. Kárpáth, fervent wagnérien, voulait par sa publication, redorer le blason de son idole. C'est le contraire qui se produisit. On le voit également dans la caricature ci-dessous publiée par le Kikeriki peu de jours après la mort de Wagner: Wagner arrive au paradis en toge élégamment drapée et portant une sacoche de voyage tout aussi élégante. La toge devait être en satin rose, la couleur favorite de Wagner, celle, dit-on, qu'il portait au moment de mourir.

*Spitzer, journaliste à sensation,  dut entendre parler de ces lettres qu'avaient acquises un marchand d'autographes et convainquit son éditeur de les lui acheter. Lorsque en 1877 Wagner entendit parler de la publication du feuilleton de Spitzer, il en fut profondément marri, et pensa même émigrer aux Etats-Unis, ce dont Cosima le dissuada. On raconte aussi que Brahms les aurait empruntées à son amie la chanteuse Bertha Porubsky, qui lui avait raconté que son mari l'industriel Arthur Faber qui les avait achetées à Spitzer. Brahms se délecta à les lire à un cercle 'amis, ce qui vint aux oreilles de Wagner, qui lui en garda rancune.L'adage le dit, le monde est petit. D'achats en reventes, les lettres de Wagner à Mademoiselle Bertha et leurs rubans d'échantillons ont abouti dans les collections de la Librairie du Congrès à Washington.

Richard Wagner in Himmel, Richard Wagner au paradis
une caricature en pleine page du Kikeriki du 18 févvier 1883
Le texte: Richard Wagner aux anges: "Merci pour votre charmant accueil,
chers anges,mais sans tambours ni trompettes , vous n'obtiendrez aucun résultat
."
Source : Österreichische Nationalbibliothek

**Le texte de la lettre

1. Können Sie bei Szontag einen schönen schweren Atlas von der beiliegenden hellbraunen Farbe bekommen?
2. Ebenso von dem dunkeln Rosa?
3. Ist das beiliegende helle Rosa in guter Qualität von 4 bis 5 fl. zu haben?
4. Desgleichen das blau, nur lieber noch heller, ja nicht dunkler
5. Hat Szontag noch genügenden Vorrath von dem neurothen, oder carmoisinfarbenen schweren Atlas, von welchem Sie mir den weißen Schlafrock (mit geblümtem Muster) fütterten?
6. Haben Sie noch von dem dunklen Gelb, von welchem wir die Gardinen an die kleinen Tischchen machten?

… Die Schnitte zu meinen Hauskleidern haben Sie hoffentlich noch?

Ihrer Zuschrift entgegensehend verbleibe ich achtungsvoll Ihr ergebener

Richard Wagner.

Wagner y parle de nuances de brun clair, de rose, de bleu clair, du type de qualité du tissu (la bonne qualité à 4 ou 5 florins. Il se demande si le marchand Szontag a encore un certain tissu d'un nouveau rouge, ou d'un ton cramoisi, en suffisance et si la modiste a encore quelques mètres u tissu jaune foncé dont elle lui a fait des tentures....

Pour aller plus loin


Pascal Bouteldja, le Président du Cercle Richard Wagner, consacre un passionnant article au thème de Richard Wagner et l'homosexualité, accessible en ligne sur le site Le Musée virtuel de Richard Wagner, Une partie de cet article se penche sur la passion de Richard Wagner pour les étoffes. Pascal Bouteldja établit un lien entre la passion de Wagner pour les étoffes raffinées et l'alchimie de la création musicale. Wagner avait besoin de luxe pour créer.

Plus étoffé encore,Le Dr Bouteldja a également publié un ouvrage intitulé Un patient nommé Wagner (chez Symétrie en 2014). Cet ouvrage de référence aborde le sujet ici évoqué en son chapitre  "QU’IL RESSEMBLE À LA FEMME !" (« Wie gleicht er dem Weibe! »), dont le titre reprend un vers de la Walkyrie! Il est préfacé par Christian Merlin, le critique musical et musicologue bien connu des mélomanes, 

Indiscrétions sur le Roi Louis II de Bavière rapportées par Sisi, l'Impératrice d'Autriche (8)

Sisi photographiée par Hanfstaengl

Dans son ouvrage Promenades dans la vieille Europe. Munich. Choses vues de Louis II à Hitler,paru chez Hachette, Ferdinand Bac consacre un chapitre à des indiscrétions sur le Roi Louis II. Il relate avoir rencontré à diverses reprises l'Impératrice Elisabeth d'Autriche qui lui communiqua "certains aphorismes et paradoxes de son cousin le Roi Louis II de Bavière".

Huitième citation attribuée au Roi Louis II

Personne ne me fera croire que je me trompe si je dis que les arbres gémissent de douleur quand le vent les ploie.

Un photomontage d'Antonio Ceci